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07 mars 2008

Ce n'est pas le MoDem, mais bien le PS qui doit faire preuve de clarté

ca090517d843a00436c4fa5f92f8834c.jpg    On entend beaucoup ces temps-ci un certain discours qui explique en faisant de grands gestes que le Mouvement démocrate n'a aucune cohérence, qu'il se marie au gré du vent, que la droite et la gauche ce n'est pas la même chose... Des mots tout ça. Des postures. On attend vainement d'entendre parler d'idées. Parce que c'est bien de cela qu'il s'agit : au-delà de mots creux, quel est le projet original porté par la "gauche", et que le MoDem ne saurait défendre ? En réalité, la gauche serait bien en peine de répondre à cette question. Car y répondre, ce serait dévoiler au grand jour les divisions immenses qui existent au sein de ce camp qu'on voudrait nous présenter comme homogène. Quoi de commun en effet entre Dominique Strauss-Kahn et Jean-Luc Mélanchon ? On cherche en vain. Et eux, ils sont pourtant du même parti ! Que serait-ce si on allait chercher un plus loin ce qui rassemble Michel Rocard et Oliver Besancenot ? Daniel Cohn-Bendit et Marie-George Buffet ? Jean-Pierre Chevènement et Yves Cochet ?
 
    Alors moi je veux bien qu'on me dise que la droite et la gauche ce n'est pas la même chose, mais il faudrait d'abord expliquer ce qu'on met derrière. Certains auront une lecture marxiste, ils parleront de lutte des classes, etc. Ce n'est effectivement pas notre analyse ; mais je crois que le PS ne s'y retrouvera pas non plus, c'est ballot ! D'autres diront que la gauche ce sont ceux qui prennent la défense des petits ; cette fois le PS est bien dedans (quoique), mais le MoDem aussi... et même le Front national. D'autres encore vont essayer de se raccrocher au clivage religieux du XIXe siècle - mais au moins la moitié de l'UMP est laïque ! 
 
    Ce que je crois, c'est que ce n'est pas le MoDem qui est à droite ici et à gauche là, mais bien la droite qui se fait démocrate ici, la gauche qui se fait démocrate là. Car lorsqu'on y regarde sérieusement, sans a priori idéologique, le MoDem, malgré les différences d'origine et de sensibilité de ses membres, est probablement l'un des partis les plus homogènes qui soient. Il y a probablement des divergences de tactique ou de pratique politique entre ancienne et nouvelle génération, ou entre ceux habitués à l'alliance à droite et ceux qui ont plutôt gouverné avec les socialistes, mais fondamentalement tous sont d'accord sur l'essentiel. Ils défendent tous un projet cohérent, réfléchi, emprunt d'humanisme et de respect, fondé sur la régulation sociale et écologique d'une économie libre. Quelles que soient leurs sensibilités, leurs affinités, leurs habitudes, tous les adhérents s'y reconnaissent.

    On ne peut pas en dire autant au Parti socialiste. Il est de notoriété publique que ce parti n'est d'accord sur rien. Ils ne sont pas évidemment pas d'accord entre eux sur les alliances (certains font liste commune avec le MoDem, d'autres accueillent Lutte ouvrière : en terme de grand écart ils n'ont pas tellement de leçons à donner). Mais pire, ils ne sont pas d'accord sur les idées ! Non seulement les nouveaux clivages (Europe, écologie, régionalisme...) passent exactement au milieu du Parti socialiste, mais même sur la thématique économique chère au clivage droite-gauche, on ne s'y retrouve pas. Certains veulent encore appliquer un avatar du programme commun de 1981 (qui a failli mener à la catastrophe et a obligé Pierre Mauroy à adopter en urgence un redoutable plan de rigueur), alors que d'autres préfèrent, tout comme les Démocrates, parier sur la responsabilité individuelle régulée. On rappellera que c'est bien Ségolène Royal, la candidate désignée par les militants (et qui jouit toujours d'une grande popularité au sein du PS) qui a dit qu'elle n'était pas d'accord avec le programme qu'elle était censée défendre !

    Le Parti socialiste est dans un état de survie permanent. Incapable de proposer une lecture commune de l'avenir, il maintient son magot électoral par un discours d'opposition permanente qui a son petit succès lorsque le gouvernement UMP est au creux de la vague, mais il est paralysé pour agir car ces scrutins sont construits sur une "parole d'élection" sans ancrage sociologique majoritaire réel. Et ce handicap demeurera tant qu'il n'aura pas clairement choisi son camp entre l'interventionnisme marxisant et la régulation social-démocrate.
 
    Qu'il clarifie donc sa position ! 
 
 
 
Crédit photo : © philippe grangeaud / solfé communications (via flickr). Licence CC-BY-NC-ND. 

Commentaires

Je suis globalement d'accord avec toi.
Et puis, je pense que les critiques sur la tactique électorale du MoDem seront vite oubliées lors des prochains rendez-vous électoraux: aux européennes et aux régionales, le MoDem pourrait faire une jolie percée:
* thèmes où il a une vraie cohérence contrairement à ses adversaires (décentralisation et Europe)
* scrutins à la proportionnelle...


Au fait, je me suis permis de te taguer!
http://avelmor.blogsome.com/2008/03/06/yipee-jai-ete-tague/

Christophe (Avel Mor - ex. "Marec")

Écrit par : Avel Mor | 08 mars 2008

je ne suis pas d accord avec toi et dire que le modem va defendre les idees de gauche est une hérésie.Je suis d' accord avec toi le PSse rapproche du modem et trahit non seulement les idéés de gauche mais surtout toute la classe de gauche qui sont les laisses pour compte du liberalisme:les ouvriers,les chomeurs,les petits salaires,les immigés,les retraites...Je te rassure toute ces gens existent au dela du parti socialisme et si par désespoir ils se sont laisses berner par Sarkozy ils se réveillent.LE MODEM NE DEFEND PAS DES IDEES DE GAUCHE;est ce que le modem va faire voter une loi qui interdira aux entreprises qui font des benefices de licencier?VOYONS LE MODEM EST UN PARTI LIBERAL moins radical et plus ouvert quelUMP mais de la a dire qu il est de gauche!je te rappelle qu il y a des socialistes au gouvernement,pour moi ce sont tous des traitres!!!et l ump n'est pas de gauches.la gauche ce n' est pas le modem,ce n'est plus le ps,et depuis longtemps,lo et pcf sont avec ps qui est avec modem ,qui reste sur le bateau? DEVINE ils restent des gens qui se mobilisent dans la rue;une gauche qui veut rester debout;une gauche qui ne renonce pas

Écrit par : calvinhac | 08 mars 2008

(.....) Cette fois, il faut que tout le monde vote au plus près de ses convictions. Il y a une certaine gauche qui nous explique que voter utile, c’est voter pour elle. Cette gauche dont plusieurs membres se retrouvent au Gouvernement, dans des commissions diverses. (.....) Voter utile, c’est voter pour une gauche qui est utile au quotidien contre la droite. Qui ne s’affiche pas antidroite qu’au moment des élections, parce que ça fait fun et ça rapporte des voix. Il faut renforcer celles et ceux qui ont été utiles tous les jours contre la droite ces derniers mois et années, qui seront utiles dès le lendemain des municipales et qui portent un programme radicalement alternatif. (.....) La situation renforce notre détermination à aller de l’avant vers la création d’un nouveau parti anticapitaliste. La LCR 100 % à gauche soutien plus de 200 listes, dont plus de la moitié sont des listes unitaires avec diverses composantes de la gauche radicale. Déjà des milliers de colistiers de la LCR, des milliers de participantes et de participants aux comités de soutien des listes ont fait connaître leur intention de travailler ensemble après les élections. (.....) Voter pour nos candidates et nos candidats, c’est faire entendre la colère qui gronde, c’est envoyer un vrai préavis pour les mobilisations sociales futures. Voter pour nos listes, c’est aussi envoyer dans chaque ville des conseillers municipaux radicaux contre la droite et indépendants de la gauche classique. (.....) Il faut que le ras-le-bol se fasse entendre. Mais pour qu’il se faire entendre avec la plus grande des clarté, il faut qu’il soit porté par une gauche qui ne lâche rien. Le 9 mars, regardez Sarkozy et le Medef droit dans les yeux, votez comme luttent des millions de jeunes et de travailleurs. Votez debout !

Appel d’Olivier Besancenot en faveur des listes 100 % à Gauche.

Écrit par : Sudiste | 08 mars 2008

Je suis d'accord avec l'article, mais je suis d'accord aussi avec beaucoup
de choses du précédent commentaire de "calvinhac".

Dans le fond je crois qu'il ne reste plus réellement vraiment à gauche,
fier de l'être et prêt à en assumer les conséquences, que Besancenot.
Lui au moins a eu le courage dernièrement de se démarquer complétement.

Aprés tout, que ceux de gauche qui critiquent l'économie libérale en
proposant des solutions irréalisables sans révolution (ou du moins sans énorme choc) comme Fabius, Emmanueli, M.G Buffet et beaucoup d'autres aillent rejoindre Besancenot plutôt que de faire de la démagogie.

Pour les autres de gauche , ce qui les distinguent notamment du
Modem, c'est qu'ils ne proposent rien du tout (comme F. Hollande) sinon
une Vague Union du Peuple de Gauche à la Mitterand qui ne peut aboutir
qu'à une gestion cahotique et injuste de la France.

Le Modem propose une gestion Libérale mais plus juste de la France en
s'appuyant sur un programme précis.

Moi je crois que la branche moderne du parti Socialiste avec Ségolène
(quand elle étaiera ses propos par une approche économique compétitive
et précise) va faire de même et des alliances solides seront possibles.

Écrit par : Luc | 08 mars 2008

Merci calvinhac de prouver par ton commentaire que j'ai raison. Tu définis la gauche comme l'ensemble de ceux "qui vont voter des lois pour interdire aux entreprises qui font des bénéfices de licencier". En d'autres termes, tu pense que le PS et le PCF ne sont pas à gauche... Ce n'est pas moins légitime qu'une autre définition puisque ce mot ne veut rien dire, chacun le met à sa sauce. Parlons donc des idées plutôt qu'utiliser des mots creux...

Y'en a même qui considèrent que l'extrême-gauche n'est pas à gauche (tout comme l'extrême-droite n'est pas à droite) et qu'elle a plus en commun avec le FN qu'avec le PS. Alors vous voyez...

Écrit par : KPM | 08 mars 2008

Bonjour KPM

Tu as le verbe rare, mais l'analyse fine. Dommage que tu ne nous offres pas plus de billet. Je suis globalement d'accord avec toi. Toutefois, il faudrait poursuivre l'exercice, car du côté de la droite aussi, il y a des lignes de fracture, au moins aussi sanglante qu'à gauche. Libéral/protectionniste, européen//souverainiste, proSarkoziste/anti, réformiste/conservatisme, ... avec un habillage faussement populaire pour masquer que la réforme passe souvent par consolider les rentes acquises (des as du Cac 40 aux taxis, pharmaciens, notaires, ...). L'analyse sur l'idéologie du PS mériterait en miroir celle de l'UMP.

@ Calvinhac, avec une culture politique de gauche, ayant toujours voté en conséquence, j'ai choisi le bulletin orange sans avoir l'impression de trahir ma culture politique, bien au contraire.

Belle et bonne journée

Écrit par : Héloïm sinclair | 11 mars 2008

Très bon billet vers lequel je renverrai du monde.

Et je m'associe au commentaire d'Héloïm Sinclair.

Ceci dit je ne suis pas sûr que le MoDem soit si homogène que ça... mais ce n'est pas forcément un problème, comme nous aurons l'occasion d'en reparler.

Écrit par : florent | 11 mars 2008

Je suis d'accord Héloïm qu'il y a également beaucoup de lignes de fracture au sein même de l'UMP. Cependant :
1/ Je connais moins bien ce camp, et je ne pourrais donc pas me prononcer dessus avec autant de pertinence que je peux le faire pour le PS ou les Verts (que je suis depuis quinze ans)
2/ Malgré toutes ses lignes de fracture, l'UMP a quand même réussi à se rassembler autour d'un projet qui l'a porté au pouvoir. C'est une différence majeure avec le PS dont les divisions sont si profondes qu'elles l'empêchent de proposer autre chose que la vindicte.

Il existe deux projets cohérents mais incompatibles ente eux qui s'opposent chacun clairement à la droite sarkozyste : le nôtre, et celui de la gauche radicale. Le PS doit choisir entre les deux. Les citoyens ne s'y trompent d'ailleurs pas : les personnalités de l'opposition les mieux identifiées et les plus crédibles sont François Bayrou et Olivier Besancenot. Pas François Hollande.

Écrit par : KPM | 11 mars 2008

Bonsoir KPM

Je souscris à ta réponse. Le PS doit faire un choix entre la gauche radicale et un programme plus social-libérale. Il a besoin de cohérence.

Toutefois, j'insiste sur les lignes de fractures à droite et le besoin de cohérence vis à vis de la politique à mener. Ok, Sarkozy a réussi à réunir toutes les droites (plus large que l'UMP) pour se faire élire. Mais cette union est au bord de l'implosion après 10 mois de gouvernement. Se faire élire sur un projet populiste est une chose, gouverner en est une autre. Ajouter le "style" et la défaite aux municipales, les opposants se compterons également à droite. Surtout s'il veut rester président de l'UMP...

Cela dit, je m'éloigne du fil du billet initial. ;-)

Écrit par : Héloïm sinclair | 11 mars 2008

Cela me rappelle un peu les discussions avec ma moitié qui dans nos échanges souhaite un PS plus "originel". Le PS doit passer, encore, par une réforme, du moins une affirmation !

Écrit par : Ilium | 12 mars 2008

Etre démocrate aujourd'hui tout en gouvernant efficacement et justement: c'est possible avec le collectif Ensemble maintenant!

A très bientôt pour la présentation d'un nouveau projet politique et
organisationnel pour la Fédération de Paris!

Ensemble, Maintenant!
Pour un renouveau démocrate.

Écrit par : Ensemble Maintenant !! | 26 mars 2008

Bonjour,

En réponse donc à votre commentaire laissé sur mon blog.

Je pense qu'on se retrouve sur le constat du PS qui n'est pas clair. D'ailleurs l'affirmer n'est pas une grande découverte. Je rappelle qu'au moment des deux derniers congrès, beaucoup de camarades étaient prêts à se séparer de l'aile gauche du parti. Ca n'est jamais arrivé et l'on sait pourquoi : la motion de synthèse, qui ne définissait ni un consensus, ni une ligne claire mais un système de petits intérêts partisans favorisé par la proportionnelle.

Entre 50% et 60% des socialistes font ce constat. L’aile gauche du parti qui se réfère au marxisme et à la lutte des classes comme vous le rappelez très justement c’est 20-30% au maximum. Le prochain congrès (malheureusement on en est remis à attendre cela), sera une clarification, j’en suis sûr. Si Ségolène Royal sort victorieuse, certains militants ont prévu de quitter le parti, notamment tous ceux qui suivent Emmanuelli et Hamon. Avec ce qui reste, un programme de centre-gauche sera mis en place et non seulement il y aura clarification du point de vue des leaders et du fonctionnement du parti (fonctionnement à la majorité au congrès pour éviter les blocages des tendances minoritaires), mais aussi du point de vue politique : un vrai programme.

Sauf que c’est là à mon avis que vous faites erreur. Parce qu’une fois que le PS sera clair et se sera placé au centre-gauche de l’échiquier politique comme le NLP en Grande-Bretagne, le Pd en Italie, le PSOE en Espagne, voire le SPD en Allemagne (même si elle est allé un peu trop au centre), etc., la troisième force centriste qu’est le Modem sera grandement mise en danger. En effet, il est quasiment certain que 60% de l’électorat qui a voté François Bayrou au premier tour de la présidentielle se rapporte sur un candidat réformiste ouvertement de centre-gauche. Passer de 18% à 6% ça ferait quand même très mal. Et c’est là que le Modem deviendrait une force d’appoint.

Je ne suis pas adhérent au Modem. Mais je pense discerner quels sont les différents scénarios qu’espère voir se dérouler le Modem à l’avenir :

1-étant donné que la droite s’est postée très à droite depuis l’élection de Sarkozy et que le PS semble incapable de se réformer et risque de se rabattre à gauche, ce qui le tuerait définitivement, le Modem attend son heure pour prendre la place du grand « parti démocrate » alternatif à l’UMP dans le système politique ; je comprends cette stratégie mais force est de constater que dans aucun autre pays où le centre était fort, en particulier en Italie, ça ne s’est passé comme ça, le centre comme alternative n’est jamais né seul mais avec la gauche d’où le second scénario,

2-concevoir le Modem a comme un « parti du centre qui regarde à gauche » pour pousser le PS à se clarifier rapidement sur une ligne réformiste et démocrate qui sera rassurer de voir dans le Modem un allié (je dis bien allié et pas une force d’appoint !) de poids dans les prochaines batailles politiques face à la droite ; c’est évidemment ce qui s’est passé en Italie, le Pds, puis les Ds, ont rapidement muté pour pouvoir composer avec la Marguerite, c’est à mon avis cette stratégie qui est la meilleure mais bien évidemment elle demande beaucoup de tolérance et de compréhension de la part du Modem qui devra alors concevoir son parcours futur en compagnie d’un autre objet politique, et cela demande aussi une bonne dose de remise en question de la part de tous les militants socialistes,

3-revenir dans le giron de la droite, en position de semi-esclave de l’UMP comme l’a toujours malheureusement été le centre depuis la disparition du MRP.

Alors les adhérents du Modem peuvent faire le choix numéro un tout à fait cynique en espérant tiré du bien du malheur du PS (c'est-à-dire qu'il se plante et choisisse la gauche radicale), et au final donc raisonner comme n’importent quels socialistes de l’aile gauche du PS qui n’attend que le combat final du congrès. Mais il faut bien savoir que si c’est la ligne réformiste qui l’emporte au PS notamment avec Ségolène Royal, la première socialiste à avoir ouvertement parlé avec le centre (Rocard excepté) depuis le congrès d’Epinay, le Modem sera en position de faiblesse et sera bien obligé de lui aussi clarifier sa position s’il ne veut pas disparaître purement et simplement au profit d’un nouveau PS ou quelque soit son nom clairement au centre-gauche qui aura laissé un peu de place sur sa gauche en revanche pour que s’exprime une mouvance de gauche radicale. Quant aux Verts pour finir, le Modem voudrait s’allier avec un parti qui est encore plus divisé que le PS où cohabitent tenants de l’écologisme libéral et altermondialistes dirigistes à la Ignacio Ramonet ? Ca serait risible d’autant plus que les Verts sont concurrencés par les grands partis de gouvernement qui reprennent à leur compte les propositions écologiques. A termes, ceux-ci sont voués à se fondre dans l’UMP, le Modem ou le PS.

Écrit par : Diego Melchior | 31 mars 2008

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